#4 Le temps qui file…

Dimanche 16 février, « Y’r’pleut comme vache qui pisse » et « il y a un vent à décorner les bœufs », comme on dit ici en Normandie.

La météo idéale pour s’adonner au spleen du dimanche soir, nourrir sa lamentation sur le temps qui passe trop vite. Et quoi de mieux que de revenir sur les 8 mois passés depuis que j’ai démissionné.

8 mois… L’impression de n’avoir rien fait, d’avoir gâché ce temps libre. Et pourtant, il s’en est passé des choses !

Juillet-Août, j’ai plongé dans la « slow life », une déconnexion totale du monde du travail. Après un passage au Hellfest fin juin avec ma tribu de fêlés, j’ai complètement lâché prise, pour ne vivre que le moment présent. J’ai profité de la maison familiale pour retrouver cette complicité de mon enfance avec mes frères et soeurs, créer des liens solides avec mes neveux et de n’avoir aucune autre préoccupation que de savourer les heures passées à jouer avec mon fils.

Rien que pour ces deux mois de vacances, je ne regrette pas une seule seconde d’avoir démissionné.

Septembre, 1ère rentrée scolaire de mon garçon. Un nouveau rythme de vie à prendre et à apprendre. J’entreprends des travaux dans ma maison et je me retrouve confronté à plusieurs problèmes : vouloir trop faire, trop vite, sans compétence ou expérience. Ne pas vouloir ou oser demander de l’aide. Cette fierté mal placée. L’absence de résultats rapides qui te démotive…

Puis survient Lubrizol. Le choc. Cette usine qui part en fumée et pollue Rouen, cette ville que j’ai fini par apprécier et aimer. Et qui me renvoie en pleine face l’avenir de notre Planète et par conséquent celle de mon fils. L’Angoisse.

Octobre-Novembre-Décembre. Les mois passent, j’accumule les rendez-vous au Pôle-Emploi, les centres de formations, les salons des métiers, les conférences en ligne. Je continue vaille que vaille mes travaux domestiques. Je commence à comprendre l’intérêt de la patience, savoir se contenter d’un bon résultat, de ne plus vouloir être perfectionniste à l’extrême. Accepter de ne pas savoir, de ne pas y arriver. Apprendre de ses erreurs, toujours rebondir.

Ma compagne depuis 1 an m’aide beaucoup par sa communication et ses conseils avisés. Sa force et sa détermination à s’en sortir dans la vie m’impressionnent. Elle me fait découvrir la Loi de l’Attraction, et sans tomber dans le côté charlatan du truc, l’intérêt d’entreprendre une démarche d’accomplissement personnel.

Ma confiance en moi s’en renforce. Je me redécouvre au travers de ces lectures. Je m’y perds aussi, et il faut savoir s’en détacher pour ne pas tomber dans une fausse religion. Mais j’en garde l’essentiel. J’ai pris conscience de mes forces et de mes faiblesses. J’ai une vie plus sereine et équilibrée, j’écoute mieux les autres avant de parler, je ne juge plus et j’exprime de mieux en mieux mes émotions. Mes relations aux autres s’en ressentent, se raffermissent.

J’ai maintenant une vision claire de mes objectifs, je suis en phase avec moi-même. Il est temps de trouver un projet professionnel qui a du sens pour moi…

La suite au prochain numéro 😉

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